Le Mali traverse depuis 2020 une période de gouvernance militaire de transition qui s’est prolongée bien au-delà des délais initialement annoncés. Les sources consultées constatent une dégradation des droits civiques depuis 2022, traduite par des restrictions telles que l’interdiction des partis politiques, des atteintes à la liberté des médias nationaux et internationaux mais aussi des arrestations dans les rangs des militaires et des civils, pour des raisons de sauvegarde de la souveraineté et de la sécurité nationale.
En 2024, la région sahélienne s’est imposée comme l’un des principaux foyers mondiaux de la violence liée aux groupes islamistes armés, une dynamique qui s’est maintenue en 2025 malgré les opérations conjointes engagées par l’Alliance des États du Sahel (AES) pour tenter d’enrayer la progression du terrorisme.
Les sources s’accordent pour conclure que le niveau de violence est resté élevé en 2025 au Mali, avec une létalité importante et des violations graves des droits humains attribuées à la fois aux groupes islamistes armés et aux forces gouvernementales. Le Centre demeure l’épicentre des incidents, tandis que le Nord reste disputé entre les groupes séparatistes touareg et l’armée malienne qui tente de reprendre le contrôle de cette partie du pays. Les violences qui avant touchaient principalement le nord et le centre du pays se sont étendues vers le Sud et l’Ouest, menaçant également les pays voisins. En effet, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) a mené des attaques coordonnées dans cette région début juillet 2025 et, en septembre, les groupes terroristes ont mis en place un blocus économique autour de Kayes et Nioro du Sahel, ciblant le carburant et les corridors d’approvisionnement vers Bamako. Bien qu’aucune victime n’ait été signalée suite à des attaques violentes à Bamako en 2025, la situation dans la capitale est marquée par une menace d'asphyxie économique du GSIM. En ciblant les corridors logistiques d'approvisionnement, ce groupe provoque une pénurie aiguë de carburant et des coupures d’électricité, ralentissant ainsi considérablement la vie économique de la capitale malienne.
Selon l’Armed Conflict Location & Event Data Project (ACLED), entre le 1er janvier et le 6 septembre 2025, plus de 2.700 personnes ont perdu la vie dans les 1.010 évènements sécuritaires répertoriées sur le territoire du Mali. Plus de 41 % du total d’incidents durant cette période ont ciblé les civils.
Le conflit au Mali se traduit par des attaques régulières contre les civils, des affrontements armés et des déplacements massifs de population. Les groupes djihadistes commettent des abus graves : enlèvements et assassinats ciblés de civils accusés de collaborer avec l’État, attaques meurtrières et blocus de villages, attentats à l’engin explosif improvisé (EEI) et embuscades contre les forces de sécurité.
Les civils sont les premiers exposés aux violences commises par les forces de sécurité maliennes et leurs alliés russes du groupe Wagner et de l’Africa Corps. Au Mali et au Burkina Faso, entre 2021 et 2025, les forces armées nationales à l’aide des partenaires russes ont mené 1.292 attaques causant 6.058 morts. Les Forces armées maliennes (FAMA) à l’aide de mercenaires russes conduisent des opérations de contre-insurrection d’ampleur, souvent entachées d’exactions contre les civils. Des ONG internationales ont documenté des massacres et des exécutions sommaires imputables aux FAMA et à leurs alliés. De janvier à juin 2025, les forces de sécurité maliennes et l’Africa Corps auraient été responsables de 92 % des décès de civils.
Les groupes terroristes exploitent ces abus pour se présenter comme les protecteurs des communautés marginalisées et continuent à recruter de nouveaux membres dans les communautés locales. Dans les zones qu’ils contrôlent, ils imposent une version rigoriste de la charia, perpètrent des violences et aggravent l’insécurité alimentaire en pillant du bétail ou en assiégeant des localités qui refusent de coopérer.
Le conflit actuel engendre également une crise humanitaire complexe. Plus de 6,4 millions de Maliens nécessitent une assistance humanitaire en 2025. Fin 2024, on dénombrait plus de 400.000 déplacés internes à travers le Mali. Les conditions de vie sont en conséquence aggravées par le conflit armé : des restrictions à la liberté de circulation tant pour les civils que pour les acteurs humanitaires, plus de 2.000 écoles fermées à cause de l’insécurité et une insécurité alimentaire chronique. S’y ajoutent les inondations à répétition et plus récemment une pénurie des combustibles qui affectent tant les civils que les acteurs humanitaires.
Beleid
Het beleid dat de commissaris-generaal voert, is gestoeld op een grondige analyse van nauwkeurige en actuele informatie over de algemene situatie in het land van oorsprong. Die informatie wordt op professionele manier verzameld uit verschillende objectieve bronnen, waaronder het EUAA, het UNHCR, relevante internationale mensenrechtenorganisaties, niet-gouvernementele organisaties, vakliteratuur en berichtgeving in de media. Bij het bepalen van zijn beleid baseert de commissaris-generaal zich derhalve niet alleen op de op deze website gepubliceerde COI Focussen opgesteld door Cedoca, dewelke slechts één aspect van de algemene situatie in het land van herkomst behandelen.
Uit het gegeven dat een COI Focus gedateerd zou zijn, kan bijgevolg niet worden afgeleid dat het beleid dat de commissaris-generaal voert niet langer actueel zou zijn.
Bij het beoordelen van een asielaanvraag houdt de commissaris-generaal niet alleen rekening met de feitelijke situatie zoals zij zich voordoet in het land van oorsprong op het ogenblik van zijn beslissing, maar ook met de individuele situatie en persoonlijke omstandigheden van de asielzoeker. Elke asielaanvraag wordt individueel onderzocht. Een asielzoeker moet op een voldoende concrete manier aantonen dat hij een gegronde vrees voor vervolging of een persoonlijk risico op ernstige schade loopt. Hij kan dus niet louter verwijzen naar de algemene omstandigheden in zijn land, maar moet ook concrete, geloofwaardige en op zijn persoon betrokken feiten aanbrengen.
Voor dit land is geen beleidsnota beschikbaar op de CGVS website.
