Situation sécuritaire

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La présente recherche dresse un état des lieux de la situation sécuritaire au Mali. Elle porte sur la période allant du 15 janvier 2020 au 30 septembre 2020.

Ce document met à jour un COI Focus portant le même titre, daté du 14 février 2020. Les recherches pour cette actualisation ont été clôturées le 10 octobre 2020.

Le conflit au Mali débute en janvier 2012 lorsque des rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), soutenus par des groupes islamistes, se soulèvent contre le gouvernement central de Bamako pour obtenir leur indépendance. Malgré l’envoi de troupes par la France et les Nations unies en 2013 ainsi que la signature d’un Accord de paix en 2015 entre les groupes armés gouvernementaux et ceux de la rébellion touareg, les affrontements se sont poursuivis au Mali. Les groupes islamistes, exclus de l’Accord précité, ont poursuivi leur progression.

Des élections législatives ont eu lieu en mars et avril 2020 et, suite à la publication des résultats, une contestation massive s’est déclenchée dans la rue. Une dernière manifestation organisée le 10 juillet 2020 a dégénéré et fait quatorze morts parmi les protestataires.  

Le 18 août 2020, une mutinerie s’est produite dans deux garnisons près de Bamako. Les militaires ont pris le pouvoir, arrêté le président, le premier ministre ainsi que plusieurs responsables de l’Etat. De nouveaux président, vice-président et premier ministre ont été désignés pour assurer une transition de dix-huit mois avant l’organisation des nouvelles élections.

Si de lentes avancées ont pu être observées dans la mise en œuvre de l’Accord de paix, des blocages sont apparus suite au coup d’Etat du 18 août 2020, selon le Secrétaire général de l’ONU (SG-NU).

La situation sécuritaire au Sahel a continué de s’aggraver en 2020 et au Mali, le nombre de victimes avait dépassé, en juillet 2020, le nombre total des victimes durant l’année 2019. Au 31 juillet 2020, 1.967 morts ont été enregistrés suite aux conflits au Mali. D’après les sources, l’augmentation des attaques terroristes, les attaques intercommunautaires dans le centre et la situation sécuritaire qui se dégrade dans le sud du pays sont en cause. L’ONU ainsi que l’ONG Amnesty International (AI) attirent l’attention sur la multiplication des exécutions sommaires et disparitions forcées ou involontaires lors des opérations militaires menées par les forces de défense maliennes.

Un nouveau groupe terroriste nommé Jund al khilafa fi Mali (les soldats du califat au Mali) qui a prêté allégeance à l’État Islamique (EI) a fait son apparition dans le centre du Mali. Les djihadistes sont, d’après les sources consultées, d’anciens combattants de la Katiba Macina d’Amadou Khouffa. Selon le GRIP, ce nouveau groupe aurait déjà perpétré une attaque à Sarkala.

Les forces de défense et de sécurité maliennes (FAMA), la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et les forces internationales ont été constamment ciblées par des attaques asymétriques commises par des groupes terroristes, selon les Nations unies. La pose d’engins explosifs improvisés (EEI), en particulier le long des principales routes d’approvisionnement du pays mais aussi sur les routes secondaires, a continué à faire des victimes en 2020. Selon les statistiques, sur 110 incidents impliquant les EEI, 57 % ont touché des civils (surtout dans les régions de Mopti et Gao) ; en conséquence, 36 personnes ont été tuées et 124 ont été blessées.

Les attaques contre les civils dans le cadre de la violence intercommunautaire, pour la plupart des affrontements entre les milices affiliés aux ethnies dogon et peule, ont continué au Mali. Selon les statistiques, durant les six premiers mois de 2020, 98 attaques armées ont causé la mort de 352 personnes, principalement dans les régions de Mopti et Ségou. Des combats entre les groupes armés signataires et les terroristes sont rapportés par le SG-NU au premier trimestre de 2020 ainsi qu’une reprise des affrontements entre les communautés arabes affiliées à la Plateforme (Ould Ich) et à la Coordination (Tourmouz), à Lerneb (région de Tombouctou) en juillet 2020. Le SG-NU constate durant les six premiers mois de 2020 une augmentation des activités des groupes terroristes ainsi que des affrontements dans le nord et le centre du Mali. Selon les sources consultées, le centre mais aussi le sud du Mali sont confrontés à une montée de l’agitation sociale, du banditisme et de la violence intercommunautaire.

Les violations des droits humains sont devenues récurrentes au Mali d’après le groupe d’experts de l’ONU. Au total, du 1er janvier au 30 juin 2020, ont été recensées 1.230 violations et atteintes aux droits de l’homme ayant causé la mort de plus de 700 personnes, selon les chiffres rapportés par la MINUSMA. Les auteurs de ces violations sont les forces armées maliennes, les groupes d’autodéfense communautaires, les groupes extrémistes et les groupes armés signataires. Les enfants ne sont pas épargnés par le conflit, l’ONU ayant compté 632 violations graves à l’égard de plus de 400 enfants entre le 1er janvier et le 29 septembre 2020.

Les civils continuent à être ciblés et victimes d’attaques de groupes terroristes, de violences intercommunautaires, d’EEI et du banditisme. Selon le SG-NU, de juin à septembre 2020, les civils ont été la cible d’attaques, en particulier dans le centre du Mali. Les forces de défense et de sécurité maliennes ainsi que les forces internationales et la MINUSMA sont constamment visées par des attaques asymétriques de groupes terroristes. L’attaque à l’EEI est restée la principale menace contre toutes les forces, et leur nombre a augmenté entre janvier et mars 2020 selon l’ONU.

La situation sécuritaire au Mali s’est dégradée dans le courant de 2020 au nord, au centre mais aussi dans le sud. Selon les données de l’ACLED, Mopti (centre) est la région la plus meurtrière avec 1.227 personnes tuées dans les conflits entre le 1er janvier et le 31 juillet 2020. Suite aux violences entre le 1er janvier et le 31 juillet 2020, la région de Gao (nord) était la deuxième région la plus meurtrière, avec 333 morts. Une expansion des activités des groupes terroristes ainsi que du banditisme a été constatée par les sources consultées, au sud du pays.

Fin juillet 2020, le Mali recensait 287.496 personnes déplacées internes (PDI), plus de la moitié étant des femmes (54 %) et des enfants mineurs (58 %). L’OCHA a enregistré, fin juillet 2020, 84.383 rapatriés maliens venant du Burkina Faso, du Niger, de Mauritanie et d’Algérie .

En juin 2020, 3,5 millions de personnes étaient en situation d’insécurité alimentaire, dont 757.000 dans une situation grave, selon l’ONU. En août 2020, l’OCHA estime « préoccupante » la situation nutritionnelle dans les régions du centre et du nord-est. La destruction des infrastructures de santé dans les zones touchées par les violences a restreint l’accès de la population aux services de santé. En juillet 2020, l’OMS rapporte plus de 1,4 million de personnes en besoin d’assistance sanitaire au Mali « dans un contexte de faiblesse du système de santé accentuée ».

Les membres d’ONG présentes au Mali figurent également parmi les victimes d’actes de banditisme et des vols. A cause de la criminalité, de la présence de groupes extrémistes et des opérations militaires, l’accès à l’aide humanitaire est devenu plus difficile tant au nord qu’au centre du Mali. Le nombre des personnes dépendant d’une aide humanitaire a augmenté à 6,8 millions en août 2020 selon l’OCHA.

La pose des engins explosifs sur les principaux axes routiers a limité le mouvement des civils, de l’armée mais aussi des opérateurs humanitaires sur place.

La pandémie de coronavirus est venue s’ajouter aux problèmes préexistants du système de santé malien. Selon l’OMS, le Mali disposait en juillet 2020 de 662 lits dédiés à au traitement du Covid-19 et de 40 ventilateurs mécaniques fonctionnels. La liberté de mouvement dans le pays a été restreinte par les autorités gouvernementales en raison de l’épidémie de coronavirus et diverses restrictions ont été mises en place. Les vols commerciaux en provenance des pays touchés ont été suspendus, les écoles ont été fermées. Un couvre-feu de 21h à 5h du matin et de nouveaux horaires pour les marchés et commerces ont été imposés à partir du 26 mars. La pandémie de coronavirus et les restrictions ont aggravé la situation du système d’éducation malien affecté déjà par l’insécurité. En septembre 2020, la fermeture des écoles touche 3,8 millions d’enfants dans tout le pays.

Beleid

Het beleid dat de commissaris-generaal voert, is gestoeld op een grondige analyse van nauwkeurige en actuele informatie over de algemene situatie in het land van oorsprong. Die informatie wordt op professionele manier verzameld uit verschillende objectieve bronnen, waaronder het EASO, het UNHCR, relevante internationale mensenrechtenorganisaties, niet-gouvernementele organisaties, vakliteratuur en berichtgeving in de media. Bij het bepalen van zijn beleid baseert de commissaris-generaal zich derhalve niet alleen op de op deze website gepubliceerde COI Focussen opgesteld door Cedoca, dewelke slechts één aspect van de algemene situatie in het land van herkomst behandelen.

Uit het gegeven dat een COI Focus gedateerd zou zijn, kan bijgevolg niet worden afgeleid dat het beleid dat de commissaris-generaal voert niet langer actueel zou zijn.

Bij het beoordelen van een asielaanvraag houdt de commissaris-generaal niet alleen rekening met de feitelijke situatie zoals zij zich voordoet in het land van oorsprong op het ogenblik van zijn beslissing, maar ook met de individuele situatie en persoonlijke omstandigheden van de asielzoeker. Elke asielaanvraag wordt individueel onderzocht. Een asielzoeker moet op een voldoende concrete manier aantonen dat hij een gegronde vrees voor vervolging of een persoonlijk risico op ernstige schade loopt. Hij kan dus niet louter verwijzen naar de algemene omstandigheden in zijn land, maar moet ook concrete, geloofwaardige en op zijn persoon betrokken feiten aanbrengen.

Voor dit land is geen beleidsnota beschikbaar op de website.

Land: 
Mali

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