L’homosexualité

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La présente recherche s’intéresse à la situation spécifique des homosexuels au Cameroun et se limite dès lors à l’orientation sexuelle. Le Cedoca ne fera pas référence au sigle LGBT qui englobe d’autres réalités, sauf lorsque ce terme est utilisé par les sources consultées. Le terme « homosexuel » désigne tant les hommes que les femmes mais lorsqu’il s’agira d’insister sur la dimension spécifique de l’expérience des uns ou des autres, le Cedoca utilisera alors les termes « gay » et « lesbienne ». Par ailleurs, d’autres termes éventuellement utilisés par les sources consultées dans le cadre de cette recherche pourront être cités dans le présent document.

Le présent COI Focus constitue une mise à jour du document portant le même titre du 11 décembre 2015.

La recherche documentaire a été clôturée le 22 juillet 2021.

L’homosexualité est pénalisée au Cameroun. L’article 347-1 du Code pénal prévoit une peine de six mois à cinq ans de prison et une amende allant jusqu’à deux cent mille francs pour toute personne qui a des rapports sexuels avec une personne de son sexe. Si la Constitution prévoit l’égalité des droits pour tous les citoyens et la protection des minorités, aucune loi n'interdit explicitement la discrimination à l'encontre des personnes LGBT.

Chaque année, des personnes homosexuelles ou perçues comme telles font l’objet d’arrestations et parfois de poursuites judiciaires dont la plupart sont fondées sur des soupçons plutôt que sur des preuves. Les personnes LGBT faisant l’objet de poursuites judiciaires ou d’arrestations ont parfois des difficultés à trouver un avocat pour défendre leur dossier. Les auteurs de violences homophobes ne subissent pas les conséquences de ces actes.

Les forces de l’ordre se rendent coupables d’arrestations arbitraires, d’actes de harcèlement, d’extorsion et de chantage à l’encontre des personnes en raison de leur orientation sexuelle, supposée ou réelle. Une recrudescence des arrestations et abus a été enregistrée début 2021. Les défenseurs des droits LGBT victimes d’actes homophobes ne bénéficient pas d’une protection adéquate de la part des autorités. Les minorités sexuelles craignent souvent de se rendre à la police où elles peuvent subir des abus. La police n’intervient pas systématiquement en cas de plainte.

La rhétorique homophobe est fortement présente au sein de la société camerounaise. Les personnes homosexuelles font l’objet de stigmatisation, de violence et de discrimination de la part de leur famille, de la société et de l’Etat. Les médias sont le plus souvent un vecteur de la violence homophobe. Néanmoins, des activités de sensibilisation menées par les associations LGBT auprès des journalistes tendent à déconstruire certaines idées préconçues sur l’homosexualité.

Dans ce contexte, les personnes homosexuelles, soupçonnées de l’être ou perçues comme telles, font l'objet de menaces, d'attaques violentes, de discriminations et de harcèlements. Au cours de l’année 2020, 2.031 cas de violences homophobes ont été recensés parmi lesquelles les violences psychologiques sont les plus nombreuses. Les gays sont les plus touchés par les violences homophobes, suivis des lesbiennes. Les violences sont les faits d’auteurs divers et ont lieu tant dans le cercle familial, dans les quartiers de résidence, les hôpitaux ou encore les milieux professionnels. Plusieurs sources renseignent que les cas de diffamation, notamment via les réseaux sociaux, à l’égard des homosexuels prennent de l’ampleur. Les militants de la cause font également l’objet de violences et menaces de la part de la population. Des personnes homosexuelles sont en outre discriminées dans l'accès à l’éducation, au logement, à l’emploi et aux soins de santé.

Pour évoluer dans ce climat, les informations sont unanimes quant à la nécessité pour les personnes homosexuelles de vivre leur orientation sexuelle dans la discrétion. Plusieurs sources mentionnent l’existence du paradoxe dans lequel vit la communauté homosexuelle : d’une part, il existe une homophobie sociale importante et d’autre part, les personnes homosexuelles ont la possibilité de se rencontrer dans des lieux dédiés. Le constat est fait par différents acteurs qu’une certaine tolérance existe à l’égard des homosexuels qui « ne dérangent pas ». Par ailleurs, les sources consultées ont donné des avis complémentaires quant à l’influence de certains facteurs socioéconomiques sur la possibilité d’une personne à vivre son orientation sexuelle. Les sources se mettent d’accord pour dire que les homosexuels financièrement indépendants gagnent plus de respect dans la société et au sein des familles ; ainsi, l’accent est moins mis sur leur orientation sexuelle que sur leur poids économique, ce qui impacte positivement leurs possibilités à vivre leur orientation sexuelle. Néanmoins, certaines personnes ne parviennent pas à vivre leur orientation sexuelle sans le soutien de leurs proches et ce, quel que soit leur niveau d’indépendance financière. En outre, les homosexuels dotés de moyens financiers évoluent dans un cadre sécurisé qui les place davantage à l’abri des violences. A l’inverse, plus une personne est dans le besoin, plus elle s’expose à toutes formes de violences basées sur le genre.

Les personnes homosexuelles ont la possibilité de se rencontrer à l’occasion des activités organisées par les associations LGBT ou dans des lieux de loisirs propres, notamment les centres communautaires et certains bars ou snacks. Ces lieux sont à 90 % exclusivement réservés aux homosexuels bien que certains hétérosexuels s’y rendent. Internet s’est également développé comme un espace important de sociabilité pour les personnes homosexuelles.

Les organisations de défense des droits LGBT sont de plus en plus nombreuses et visibles. Elles connaissent toutefois des difficultés à se faire enregistrer officiellement comme telles et se présentent régulièrement comme des organisations de défense des droits de l'homme ou axées sur la santé. Les associations sont davantage présentes dans les villes principales que dans les villes secondaires et les zones rurales. En fonction des besoins, elles proposent une prise en charge médicale, psychologique, juridique, sociale, etc. Plusieurs organisations disposent de refuges qui offrent des solutions d’accueil temporaire aux personnes rejetées par leurs familles ou expulsées de leur domicile.

Le Cameroun est en proie à plusieurs crises : la crise dite anglophone qui oppose les forces gouvernementales aux séparatistes issus de la minorité anglophone au Nord-Ouest et au Sud-Ouest ; la crise liée à Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord ; la crise sécuritaire liée au conflit armé en République centrafricaine dans les régions de l’Est ; la crise politique qui a émergé depuis l’élection présidentielle d’octobre 2018 et la crise sanitaire liée à la pandémie de COVID-19.

Les acteurs politiques véhiculent encore souvent une image péjorative de l'homosexualité, pratique qu’ils dénoncent généralement. De même, les leaders religieux s’affirment dans la grande majorité comme étant fermement opposés à l’homosexualité et jouent un rôle dans la perpétuation de la stigmatisation des personnes homosexuelles. Le Cedoca n’a pas trouvé d’exemple concret de discours homophobes tenus publiquement par des leaders religieux au cours des deux dernières années.

Beleid

Het beleid dat de commissaris-generaal voert, is gestoeld op een grondige analyse van nauwkeurige en actuele informatie over de algemene situatie in het land van oorsprong. Die informatie wordt op professionele manier verzameld uit verschillende objectieve bronnen, waaronder het EASO, het UNHCR, relevante internationale mensenrechtenorganisaties, niet-gouvernementele organisaties, vakliteratuur en berichtgeving in de media. Bij het bepalen van zijn beleid baseert de commissaris-generaal zich derhalve niet alleen op de op deze website gepubliceerde COI Focussen opgesteld door Cedoca, dewelke slechts één aspect van de algemene situatie in het land van herkomst behandelen.

Uit het gegeven dat een COI Focus gedateerd zou zijn, kan bijgevolg niet worden afgeleid dat het beleid dat de commissaris-generaal voert niet langer actueel zou zijn.

Bij het beoordelen van een asielaanvraag houdt de commissaris-generaal niet alleen rekening met de feitelijke situatie zoals zij zich voordoet in het land van oorsprong op het ogenblik van zijn beslissing, maar ook met de individuele situatie en persoonlijke omstandigheden van de asielzoeker. Elke asielaanvraag wordt individueel onderzocht. Een asielzoeker moet op een voldoende concrete manier aantonen dat hij een gegronde vrees voor vervolging of een persoonlijk risico op ernstige schade loopt. Hij kan dus niet louter verwijzen naar de algemene omstandigheden in zijn land, maar moet ook concrete, geloofwaardige en op zijn persoon betrokken feiten aanbrengen.

Voor dit land is geen beleidsnota beschikbaar op de website.

Land: 
Kameroen